samedi 30 décembre 2017

Deux ados de presque 50 ans

DEUX ADOS DE PRESQUE 50 ANS

Un homme, une femme
Sensations enterrées
Aujourd’hui déterrées
Et nos esprits s’enflamment
A nouveau
Comme si de rien n’était
Renouveau
Comme si demain avait
Toujours existé
Toujours existé

Rencontres nocturnes
Notre secret
Bienveillance de la lune
Solitude à l’imparfait

Baisers fougueux ou sensuels
Une rose rouge pour ma belle
A l’étroit, caresses discontinues
Et  ce n’est qu’un début

Une faim de croquer
La pomme sans s’en lasser
Une faim de madeleine
Arroser d’une coupe toujours pleine




Devoir se retenir
Attendre ce jour
Devoir se retenir
Et enfin faire l’amour
Devoir se retenir
Dans mes bras t’endormir
Devoir se retenir
Devoir se retenir

Notre futur
Pour le meilleur et pour le pire
Notre futur
Nous leur laisserons le pire

Et à nos âges
Celui du  vécu et de l’apprentissage
De nos erreurs
Enfin je n’ai plus peur
De ne pas être à la hauteur
De le vivre plutôt que d’en parler
De le faire vivre pour ne pas le lasser












vendredi 29 décembre 2017

LES BONS SAMARITAINS

LES BONS SAMARITAINS


La parole est d argent
Et le silence s’endort.
Leurs discours sortent, énervant
De leur cerveau en plaqué or.
Ils furent tellement stimulés
 De messages éléphantesques,
Engorgés de fantasmes,
De propagande et de fantasques
 Dogmes chamanesques,
Qu’ils tombent dans le piège
De cette toile gluante et enivrante,
A la recherche  de blanche neige,
De chèvres et de boucs émissaires.
Une croisade si juste et simplement ordinaire.




Et ils se sentent  forts
 Ils se sentent très forts, même,
Affublés de leurs manteaux de haine.
Et ils se sentent vivant
 Ils se sentent, même, plus que vivant
Le paradis en attendant



Et les paroles s envolent,
Même alourdies de conneries.
Elles rejoignent les deux pôles
De leurs hémisphères cérebelliqueux.
Au nom de la liberté d’expression,
De la morale et de la mère patrie,
Ils sont  tellement certains d’avoir raison
C’est la parole de dieu !

Et ils se sentent forts
Ils se sentent très forts même
Affublés du manteau de la haine.
Et ils se sentent vivant,
Ils se sentent même survivant,
Le paradis en attendant


Tous ces bons samaritains
Ont leur place réservée à la droite de dieu,
Récompensant leurs chasses aux malins,
Armés d’un maillet et d’un pieu.
Ils les vident de leur sang,
S en délectent tout en chantant :
Aimez-vous les uns les autres
Sauf si vous nous êtes différents

jeudi 28 décembre 2017

L'entrée sur scène

L’ENTRÉE SUR SCÈNE

Ensemble le temps est rejeté
Loin de nous, loin de nos pensées
Les pulsations l’ont remplacé
Rageuses ou amoureuses
Enfumés, noyés dans l’ambiance
Nos heurts, nos pleurs s’en sont allés
Avant de se joindre à la danse
Nos visages sont démasqués

Le ton donné, les sons décollent
Mélangés aux mots qui s’envolent
La liberté de l’homme s’exprime

Quand s’engage la musique

mercredi 27 décembre 2017

En vie

EN VIE


Jeannot est assis dans la rue
Ils  le remarquent à peine, ils  lui marchent dessus
Jeannot n’a même plus la force de s'excuser, de s’expliquer,
Il aimerait juste faire partie de leur vue !
Toute la journée assis à se geler,
A quémander, à inspirer la haine ou la pitié
Il doit attendre le soir pour rejoindre le foyer
Et ainsi éviter la mort.
Surement a-t-il des torts !

Si c’est ça la vie
Je suis certain que les gens n’ont rien compris
C’est si beau une vie
Qu’elle ne peut avoir de prix
 Je vis pour que l’on ait tous une vie
Alors je hurle et je défends l’en vie

Le jeune Ali est venu d’Algérie.
D’un cœur malade, il est en sursis.
Depuis sept ans qu’il survit
Il est toujours plein d’en vie
Courir, danser, sauter comme les autres petits.
Quinze mille euros, c’est le prix à payer,
Le prix de son opération, pas question de le brader,
Même pour éviter la mort
Et lui, a-t-il des torts ?


mardi 26 décembre 2017

Attendre

ATTENDRE

Attendre,
Le cœur chaloupé
D’être enfin en tête à tête.
Attendre,
L’esprit apaisé
D’être tout contre ta poitrine, appuie-tête,
Serrer dans tes bras,
Contemplant ton minois d’en bas
Un sourire charmeur spontané
Promesse d’un bien être par ta présence, amplifiée

Attendre
Et ne surtout pas devenir impatient
Attendre
En pensant, à ton grain de peau irradiant
Mes cellules sensori-motrices,
Prodigieuses matrices,
De mes aurorales perceptions

Et malgré tout, pendant ce temps, il me tarde
D’entendre tout ce que tu as à me dire
Et malgré tout, pendant ce temps, il me tarde
De te dire tout ce que j’ai à te dire,
Chaleureusement en corps à corps
Lèvres contre lèvres et les yeux dans les yeux
Entourés de nuages moutonneux,
Qui, de notre intense communion, s’évaporent

Ma mélodie du bonheur

MA MELODIE DU BONHEUR



Cette musique qui vibre au fond de toi
J’aurais tellement voulu l’entendre
Assis sur les marches de l’église
Tout simplement contre toi

Ce harpiste qui t’as mis en émoi
Joue sa musique comme une offrande
Comme des instants fébriles qui poétisent
Les durs moments passés loin de toi

Ce harpiste qui t’as mis en émoi
Véhicule tant de grâce, tant de joie
Par ses notes qu’il sème à chaque fois
Sous l’agilité de ses doigts


Il n’a surement pas appris à jouer
En une semaine, en une année
Mais à dû mettre bien du temps
Pour que l’harmonie se ressente autant

Ce harpiste à travers toi
M’envahit de sa musique mélodieuse
A des kilomètres de Rome
Elle me transporte près de toi

Cette musique qui te laisse sans voix
Dessine les courbes délicieuses
Des allées et venues de ton fantôme
Qui maintenant habite chez moi


Il n’a surement pas appris à jouer
En une semaine, en une année
Mais à dû mettre bien du temps
Pour que l’harmonie se ressente autant


Cette musique qui vibre au fond de toi
Je ne désespère pas de l’apprendre
Afin de prolonger les moments tendres
Amoureusement passés tout contre toi

Ce harpiste qui t’as mis en émoi
J’espère pouvoir  l’entendre
Assis sur les marches de l’église
Tout simplement contre toi

 Et là, assis là
Sous un soleil enchanteur
Et là, assis là
Avec la même idée du bonheur
Et là, assis là
Cœur contre cœur
Et là, assis là
Respirant la mélodie du bonheur


dimanche 24 décembre 2017

Dès l 'aube

DES L’AUBE



Des murs vides, gris, froids et humides
Où les jours sont gravés, où les jours sont comptés
S’acoquinent aux barreaux qui dessinent
Toujours la même latitude, toujours la même longitude
Aujourd’hui ces murs vides regardent livides
La dernière journée d’une folle traversée
Du désert,
En solitaire
Vers les peines énoncées, vers la mort annoncée

Même le soleil… même le soleil
Il se couche, referme la porte sur l’espoir
D’un autre jour dans ce mouroir
Même le soleil… même le soleil

Assis, observant la terre, Socrate est amer
Une gélule serait mieux passée que cette cigüe mal fermentée
Il voit les peines de mort infligées sans remord
Servir toujours les intérêts, du pouvoir en place et non du progrès
Dans certains pays, le condamné a le choix de l’arme
Afin de prolonger les drames qui accompagnent sa vie
Alors il s’évade par les rêves
Il s’évade avant que la réalité ne l’achève

Ils creusent déjà sa tombe
Et il n’est même pas mort
Ils l’enverront outre-tombe
Aux prémices de l’aurore

Coupable ou innocent
L’heure est proche maintenant !

Même le soleil… même le soleil
Il se lève, ouvre la porte sur l’espoir
Des jours nouveaux loin de ce mouroir
Même le soleil… même le soleil

Et voici que s’abat la sentence
Imposée comme pénitence



La chaise électrique,
C’est bien plus pratique
L’empoisonnement,
Ca existe depuis tellement longtemps
Fusillé,
Les yeux bandés
Pendu,
Le chanvre en est tout étendu
Décapité,
Sa tête est à leurs pieds
Et la torture,
Ca dure, ça dure, ça dure, ça dure, ça dure…

Ils creusaient déjà sa tombe
Avant qu’il ne soit mort
Ils l’ont envoyé outre-tombe
Aux prémices de l’aurore

Bourreaux ! Arrêtez vos offices !!!


samedi 23 décembre 2017

Eternelles

ETERNELLES

Certaines fleurs
N’ont point peur
En leur avenir.
Elles sentent qu’elles vont refleurir.
Les temps jouent pour elles,
Pour plus belles encore renaitre
Leurs saveurs,
Leurs douceurs
Elles partagent pour être

Avec le temps qui s'égraine, finalement éternelles

vendredi 22 décembre 2017

Lorsque l'enfant parait

LORSQUE L’ENFANT PARAIT




Lorsque l’enfant paraît
Il ne sait où il met les pieds
Ni s’il va vivre pour aimer
Ou s’il ferait mieux de retourner
D’où il vient en secret,
 S’il le pouvait
Dans le confort, la satiété et la sécurité
A-t-il la chance d’être né
Où il fallait naître ?
Où la société le considère comme un être
Tant que ses parents chérissent tous les jours
leur magnifique pomme d'amour ! 



jeudi 21 décembre 2017

Prisonnier

PRISONNIER

Le corps malmené et dénutri
Le visage tendu et pâle
Il espère toujours pouvoir s’échapper
Au milieu de l’océan et dans la nuit
Tous ces gens autour de lui
Attachés eux aussi
Il ne peut les libérer
Contre leur propre volonté


Vogue, vogue la galère
Attaché à fond de cale
Par des chaînes à des fers


Vogue, vogue la galère
Attaché à fond de cale
Ca ne date pas d’hier

Vogue, vogue la galère
Pour que vive son idéal


Il faut qu’il s’en libère
Vogue, vogue la galère
Attaché à fond de cale
Par des chaînes à des fers


Vogue, vogue la galère
Attaché à fond de cale
Ca ne date pas d’hier

Vogue, vogue la galère
Pour que vive son idéal


Il faut qu’il s’en libère

Il les entend parler, gémir
L’aimer, le maudire
Faire comme s’il n’existait pas
Comme s’il serait toujours là
Mais ils n’ont pas besoin d’aide
Ils se satisfont de ce qu’ils possèdent
A l’intérieur de ce navire
Dehors la vie pourrait être pire

Vogue, vogue la galère
Attaché à fond de cale
Par des chaînes à des fers


Vogue, vogue la galère
Attaché à fond de cale
Ca ne date pas d’hier

Vogue, vogue la galère
Pour que vive son idéal

Il faut qu’il s’en libère

mercredi 20 décembre 2017

Son humanisme

SON HUMANISME

 Mais qu’est ce qui fait un homme ?
Ses erreurs de jeunesse,
 à la recherche sans cesse 
Des expériences de la vie.
Mais qu’est ce qui fait un homme ?
Sa soif d’autonomie,
 Sa faim d’autres pays,
Vouloir croquer la  vie
Savoir s’émerveiller des moindres petites choses,
Ne pas avoir de raison pour offrir une rose,
Partager les offrandes le pain,
  Le verre de vin,
Libéré de tout dogme.
C est ce qui fait un homme ?
Un homme bien dans sa tête,
Féminin masculin,
Masculin féminin,
Un homme jour de fête,
Convivial bon vivant,
Gardant une âme d’enfant,
Ne comptant pas les ans,
Qui le sépare du néant !

Mais qu’est ce qui fait cet homme ?
Ses très nombreux excès,
Conjugués à l imparfait.
Etre conscient que la vie,
C’est avant tout le respect !
Choisir de  vivre en paix,
Etre conscient que la vie,
C’est avant tous les Hommes !
C’est ca qui fait un Homme !
C’EST CA QUI FAIT UN HOMME !!!

Quand je relis ma définition
Dans notre société, je ne vois rien d’évolution.
Je vois des hommes, qui sans cesse pleurent
Au lieu de se battre et laissent  ainsi les leurs,
Ceux de la même tribu qui n en sont déjà plus,
Crever sur le trottoir, agonisant dans leur jus.
Gavroche est mort pour rien sur les barricades.
Le populisme a gangrené cette  peuplade.
Anesthésiés, Ils ne se voient pas misérables !
Aveuglés, ils ne se savent pas minables !
Jean Valjean a retroussé ses manches
Sans accuser une seule fois l’étranger.
Sans vengeance, s’est faite sa revanche,
Sans imposer sa vision de la société,
Mais simplement la partager en toute humilité.
Liberté ! Egalite ! Fraternité !
Mais l’Homme qui se croit supérieur
Est en pleine régression, un vrai tueur,
Polluant les rivières, les terres, les mers,
Affamant la moitié du monde,
Cherchant les profits les plus immondes !
Disparu bientôt les abeilles, les fleurs, les pics verts !

Seuls les riches seront les survivants
Plus nous avanceront au fil des ans.
Car le petit peuple se divise
Quand la haine le courtise,
Lui rabâche sans cesse qu’ils sont les plus forts
Les meilleurs, qu’ils n’ont aucun tort.
C’est la faute des envahisseurs,
Ces petits hommes de couleurs.
Car le blanc n’en est pas une,
 De naissance ils sont supérieurs,
Et  le blanc n’en est pas une !

Il n’y a qu’une seule race, elle s’appelle Humanité.
Et l’homme doit être humaniste pour la faire prospérer !
Il n’y a qu’une seule race, elle s appelle Humanité,
Et l’homme doit être écologiste pour la faire prospérer !
Entre pertes et profits, c’est toujours le petit qui trinque.
Diviser pour mieux régner, ils suivent comme des baltringues !

Les tribus d’Amazonie elles ont tout compris
Que l’important pour la survie c est de  préserver les vies.
Et l’Homme dit supérieur, les traite de sauvages

D’arriérés, d’inférieurs alors que ce  sont elles les sages !

mardi 19 décembre 2017

Erreur de jeunesse

ERREUR DE JEUNESSE


Deux Femen dans la tête
Pour ne plus seulement penser à toi
Rien à faire, elles s’entêtent
A devenir mon chemin de croix.
Comme une pénitence
Infligée par mes deux amies
Celle en robe blanche
Celle de mes envies infinies

Elles ne parlent pas de moi
Mais de celui qui les comprendra
Elles ne parleront plus  de moi
Mais de celui qui les enchantera


Je me prends à regretter
Les promesses que je t’ai toujours faites
A te trahir, à te tromper
Pour ce qui n’est pas une amourette
Mais aussi de n’avoir pu vivre
Toujours plus haut, toujours plus loin
Accoudé au bateau ivre
De nos folies, de nos destins




Elles ne parlent pas de moi
Mais de celui qui les comprendra
Elles ne parleront plus  de moi
Mais de celui qui les enchantera

Elles ne parlent pas de moi
Mais de celui qui les comprendra
Elles ne parleront plus  de moi
Mais de celui qui ……….n’existe pas !